Maillots et gadgets de la CAN: Les commerçants se frottent les mains

Avec les bonnes prestations des Lionnes, les fans se bousculent en grand nombre dans les marchés pour être aux couleurs adéquates samedi prochain.

Hier en mi-journée au marché central de Yaoundé. Le long du couloir dédié à la vente des maillots et autres vêtements pour le sport est carrément aux couleurs du Cameroun. Des maillots, survêtements, casquettes, polos, T-shirts, bobs, bonnets, écharpes, bandeaux, fanions, etc. sont exposés. Les trois couleurs qui constituent le drapeau national sont visibles, mais aussi le blanc. En groupe ou individuellement, les nouveaux fans des Lionnes indomptables du Cameroun viennent s’enquérir des prix ou directement acheter l’un de ces produits.  « Je serai au stade samedi prochain et pour montrer mon soutien aux filles, je dois porter un maillot ce jour-là », affirme Clarisse T., mère de famille. A côté d’elles, trois jeunes hommes veulent la totale. « Même si on ne va pas au stade Omnisports, on doit montrer au quartier qu’on est avec les Lionnes. Elles jouent si bien qu’on n’a plus honte de porter ces maillots », lance l’un d’eux.  Et ils veulent quasiment tout prendre (maillots, casquettes, fanions, écharpes, polos), peu importe le prix.
D’ailleurs, en matière de coûts, il y en a pour toutes les bourses. En fonction de la matière et du design, les maillots et les polos varient entre 4500 F et 12 000F. Les casquettes sont vendues à partir de 5000 F, les brassards entre 500 et 1000 F. Mais ça ne s’arrête pas là.   D’autres commerçants-designers proposent d’inscrire le nom voulu sur le dos d’un équipement acheté, à raison de 300 F la lettre. D’autres ont mis en vente des T-shirts floqués de messages ou dessins particuliers, du genre « I am a lioness ». Et selon Carlos Kouasseu, les demandes ont augmenté avec la qualification pour la finale, alors que le marché était plutôt « froid » ces derniers temps. « Mardi soir, les gens ont couru ici autour de 19h, parfois à la sortie du stade, pour acheter des maillots ». Ses camarades et lui affirment, avec le sourire, qu’au soir du 3 décembre, la demande sera encore plus forte…