La distribution d’eau perturbée Douala

La rupture d’une canalisation a privé 70 % de la population du précieux liquide.

Les habitants de la capitale économique étaient au régime sec ce 1er décembre dans la plupart des quartiers. Chacun a cru à une coupure normale due aux travaux d’entretien du réseau. Que non ! La triste réalité c’est qu’entre le rond-point Deido et le giratoire Scdp, une canalisation de la Camerounaise des eaux (CDE) a cédé, laissant le précieux liquide prendre, en furie, possession du chantier de Sogea Satom. Les trombes d’eau ainsi libérées ont endommagé la route. Il était 16h30 mercredi, lorsque ce fâcheux incident est survenu. Tout aurait pu s’arrêter là si cette rupture de canalisation n’avait pas eu de conséquences sur les mouvements des personnes et des biens hier. L’entrée à Bonanjo, le quartier administratif, a été ainsi pénible pour nombre d’usagers. La liaison entre Bonaberi et Douala a été sérieusement perturbée. Ceux qui se rendaient dans les régions du Sud-Ouest et de l’Ouest auront subi des désagréments certains.

« Les travaux se font rapidement »

Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, gouverneur de la région du Littoral.

«La première évaluation m’a permis de constater que les travaux de réhabilitation se faisaient très rapidement. L’entreprise a convoyé le matériel approprié sur le site. Les techniciens nous ont rassurés. Ils vont pouvoir raccorder les canalisations en deux heures pour que l’eau revienne dans les ménages et que la circulation reprenne sur cet important axe. Je dois dire que la circulation a été fortement perturbée parce que  depuis un certain temps, les travaux connaîssent un arrêt pour le giratoire qui mène vers le pont. La situation est rendue difficile parce qu’on ne peut pas créer une autre route entre Bonaberi et Douala. Ces désagréments sont compréhensibles, mais les entreprises sont organisées pour créer des couloirs parallèles. Malheureusement un des couloirs a été assez perturbé par cet incident. Mais après les interventions de la CDE, la circulation sera rétablie.  La priorité sera donnée dans un premier temps aux engins à deux roues et aux véhicules légers. Les gros porteurs ne pouvant pas encore être autorisés à emprunter cette voie».