Idris Deby Itno favori de la Présidentielle au Tchad

Ndjamena au souffle coupé attend l’annonce des résultats de la présidentielle de dimanche 10 avril 2016 où tous les pronostics on dit que le Président Idris Deby devrait se succéder à lui-même. Mais il semble comme vu récemment au Congo que la mode est à la coupure des moyens moderne de communication  internet et sms  pendant le scrutin et au lendemain pour selon les autorités gouvernementales éviter  d’ajouter parfois la confusion à la tension  qui peut être lié à la déception des  perdants et leurs supporters.  Il est vrai que très souvent les partis opposition prennent le parti de  commencer parfois le scrutin à peine commencé à déjà annoncer des fraudes perçues ici et là une forme de communication de plus en plus utilisée. On peut tout de même se poser la question de l’efficacité des techniques de suspension de moyen de communication et leur efficacité. Kousséri la ville camerounaise  se trouve sur la rive gauche de la rivière Logone, près de sa confluence avec le Chari, les deux cours d’eau marquant la frontière avec le Tchad. La ville est située à 10 km à l’ouest de la capitale tchadienne, N’Djaména, laquelle est reliée à Kousséri par un double système de ponts : le pont de N’Gueli  autant dire que les  téléphones qui ne crépitent pas à Ndjamena peuvent le faire à Kousseri. Le Tchad  et Ndjamena en particulier c’est  donc un peu chez nous  les camerounais  puisque Kousséri vit à l’heure de Ndjamena !

 

Les Tchadiens, privés depuis dimanche d’Internet et des communications par SMS, attendent donc les résultats depuis la fin du dépouillement de l’élection. Des protestations ont été enregistrées dès dimanche dans certains bureaux de votes alors que le dépouillement avait lieu sur l’étendue du pays sans autres incidents graves.

 

A Boutal Bagar, quartier de la périphérie Est de N’Djamena, les forces de l’ordre déployées en grand nombre, ont fini par disperser les manifestants en colère par des tirs de gaz lacrymogène. De nombreux habitants de cette zone favorable à l’opposition ont manifesté pour n’avoir pas pu voter en raison d’une rupture de bulletins de vote. 13 candidats  et un  vainqueur attendu.

 

Le principal opposant Saleh Kebzabo a voté dans le quartier Paris-Congo dans le 6e arrondissement.

“J’ai entièrement confiance au peuple dans sa résolution du changement…C’est ce qui explique cette affluence et… renforce notre conviction que notre pays va enfin se libérer du joug de terreur”, a soutenu l’opposant. Les militaires, les paramilitaires et des nomades tchadiens, ont été les premier à pouvoir voter samedi. 6,252.548 électeurs étaient attendus dans quelque 18 000 bureaux de votes repartis à travers le pays. A l’étranger, 103 bureaux de vote ont été mis en service demain pour 46 253 Tchadiens vivant hors du pays. Une organisation sans précédent pour le Tchad.